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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 20:42

 

 

wow---Copie-copie-1.PNG

 

 

L'hiver tarde à venir, fait grève

Aime bien cette douceur, s'acclimate,

Se met au balcon en secret, mate

Cette flore qui joue les mauvais élèves.

 

Les dates s'entrechoquent, se bousculent

Sur un calendrier qui se fausse,

Gratte des journées, éloigne les véloces

Messagers de saisons qui reculent.

 

"Lorine" en tous les cas en profite,

En prend plein les yeux, ne s'en lasse pas

Comme un florilège branché "musica"

A écouter en boucle sur fond de malachite.

 

Les sonorités s'échappent, la neige aussi

De ces nuages d'une blancheur immaculée,

Etoiles cristallines finement tombées

D'un ciel recouvert d'un film d'intempéries.

 

La campagne devient frileuse, juste le temps de ramasser

Les dernières fleurs aux couleurs éclatantes,

Matelas de senteurs évaporées, absentes

De ce nouveau paysage neutre remodelé.

 

Un instant de transition peint par cette paysagiste

Emerveillée d'un spectacle qui la transcende,

Un tableau se met en place à sa demande

Par touches, un "Florineige" sort des mains de cette artiste.


 

 

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 00:45

 

 

kinky---Copie.PNG

 

"Razimuth", un bon début de formule

Pour cette sorcière peu inspirée

Qui rame énormément, dépitée

Par ces noms à rallonge pour crédules.

 

Elle attend cet éclair de magie,

Ce moment de grâce absolu,

Aux initiés seulement dévolu

Qui lui fera passer le cap vers l'infini.

 

L'intemporel n'est pour l'instant qu'une illusion

Pour cette adepte des phrases courtes,

Bien ancrée dans un présent qu'elle redoute

Coincée dans un apprentissage sans percussion.

 

Ses mots font grand bruit, mais peu d'effets,

L'amalgame ne prend pas, la baguette reste inerte

Sans éclat, ni reflet, s'active en pure perte

Aux mains pourtant veloces qui font plus que s'agiter.

 

"Muth" et puis "zut", pain "azyme",

Rien ne survient par ce nouvel essai

Bien loin de la convaincre il est vrai,

Elle passe du temps à trouver des rimes.

 

Grimoire sur grimoire, sa vision se trouble

A se prendre la tête, retient son chapeau

Pour cacher son regard devenu corbeau

A l'ombre de ses bords voit double.

 

Un "Razimuth, Razimuth" sort d'une fine dictée

Fait jaillir une flamme en énième tentative, 

Par cette même incantation active

Son premier prodige sous la forme d'une poupée


 

 

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 23:30

 

 

ANAST (7) - Copie

 

 

Un raz de marée apporte ce vent de folie

Qui manquait à "Riza" aux confins des terres,

Ces endroits oubliés habitués à taire

Les désastres ravageurs souvent incompris.

 

Le paysage a disparu laissant tout rase-mottes

Hormis ce grand arbre planté, en évidence,

Au milieu d'une étendue plutôt envahissante,

Vigie d'un océan factice qui barbote.

 

"Tsun" a mis sa combinaison de plongée,

S'est mis en recherche du moindre indice

De cette vie submergée par maléfice,

Ce frère de sang fera tout pour en trouver.

 

Une barque glisse à ses côtés, celle de sa soeur

Qui l'épaule jusqu'à cet abri épargné,

Comme un symbole unique à interpréter

D'un espoir qui vous va droit au coeur.

 

Une bande de "Razimuth" observe de leurs branches,

Ces intrus aquatiques venus dans leur milieu,

Par regards intéressés posés ainsi sur eux,

Font sortir ces rongeurs de leurs trous étanches.

 

Le tronc est creux, abrite ces "azimutés"

Qui maintenant se font la courte échelle,

Une chaîne animalière en dentelle

Qui se déploie jusqu'au contact de l'eau salée.

 

"Tsun" et "Riza" s'agitent tous azimuts

Aux plongeons répétés de ces pelages sombres

Attirés vers les profondeurs en nombre

A l'abri des regards et des tumultes.

 

Leur vision est perçante, habiles de leurs mains

Ils trouvent ces passages bloqués qui gênent

Au milieu des racines se démènent,

Libèrent des espaces, de multiples chemins.

 

L'eau est aspirée par ces trous béants,

Une remise à niveau s'opère dans la foulée

En "razimuthation", les fait bien vite émerger

Face à ces sauveteurs surpris, les saluant.

 


 

 

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 00:04

 

Manille s'éveille sous les flots incontrôlés,

Incontrôlables au fil des minutes, en autant de poignards

Lancés contre des vies qui s'accrochent, en maquisards

D'une lutte perpétuelle contre des éléments déchaînés.

 

La ville s'éveille, mais aimerait dormir encore, sereine,

Loin des tourments, à l'abri des malheurs soudains

Qui reviennent par cycle en moments inopportuns,

Par surprise, laissent des âmes dans la peine.

 

La Mousson veut toujours plus de moisson,

Active son poison liquide qui s'infiltre,

S'invite en abondance sans compter les litres

Déversés en déluge défiant la raison.

 

Le vacarme est intense, frappe les esprits somnolents

    Drapés dans un effroi qui les glace,

Dans des interrogations souhaitées fugaces

Mais qui persistent, sentent le drame imminent.

 

Des craquements annoncent, dénoncent

Les frêles défenses des plus démunis,

Impuissants face à ces dangers, surpris,

Figés dans une attente qui les enfonce.

 

Ce jour était un jour comme un autre aux Philippines,

Dans une Capitale submergée, inondée,

Coup d'arrêt brutal sur un Pays si souvent touché,

Par un souffle de mort planté comme une épine.


 

 

 

 

 

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 08:30

 

Métro, boulot, dodo, la routine

D'une vie sans histoire, sans parole

Sans rien à déclarer, ce qui désole

Ces journalistes en quête de révélations assassines.

 

Ce vampire s'est rangé, n'est plus à la Une

D'une Presse noctambule qui l'a vilipendé

Par des commentaires souvent cruels, accrédités

De témoignages aux portées peu communes.

 

Son temps, il le passe enfermé dans un laboratoire

Coincé entre deux étages d'une vie indigeste

Qu'il n'a pas choisie, n'est pas en reste

Pour raconter par écrit le fil de son histoire.

 

Les moindres détails sont gravés dans sa mémoire

En lettres sanguines, en actes vils qu'il regrette

Aimerait rebrousser ces chemins chargés de cette dette

Qu'il porte en lui, la rêve illusoire.

 

Pour conjurer la nuit, il s'habille de blanc,

Un sort qu'il combat comme il le peut,

Comme il le pense, exangue se veut

De ce sang qui est la cause de son tourment.

 

Le cadre immaculé qu'il s'impose vaut test

Sur ses réactions futures, pour oublier le rouge

D'une hémoglobine qui boue, qui bouge

Son instinct animal de vampire "wild west".

 

Le silence prédomine, apaise ses anxiétés,

Aussi, s'accapare de moeurs plus humaines,

Ecarte de son esprit les allusions malsaines

D'actes inavouables maintenant effacés.

 

 


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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 17:43

 

Un dernier éclat l'a projeté dans l'autre camp,

Celui des humains qu'il aimait tant traquer

Les yeux dans les yeux, sans aucune pitié,

Prenait même du plaisir, y passait du temps.

 

Solitaire, ce vampire variait ses attaques, les planifiait

Les inscrivait dans des registres d'antiquaires

Chinés le soir, selon les douces atmosphères

Souvent décrites en longues apartés.

 

Les temps changent, surtout pour lui,

Plus de pouvoir, une sensation éteinte,

Il a rejoint ce côté empreint de craintes

Revenues au goût du jour, surtout la nuit.

 

Tout s'est inversé, sa vie a basculé

Dans une lumière qu'il supporte mal

Choqué, prostré en mode minimal

Il est au rythme lent, effacé.

 

Sa brûlure est intérieure, le fait souffrir

D'une intense désillusion dont il ne se remet pas,

Le temps s'est arrêté, empreint de ce trépas

Qui peut le frapper sans coup férir.

 

La nuit tombe, un rappel récent

De ce danger qui guette, survient

Au détour quand on l'attend le moins

Au fil des ombres, au gré des instants.

 

La sihouette s'emmitoufle dans un coin isolé,

Attend sa punition, sa délivrance

Qui ne vient pas, par chance?

Peut-être que demain répondra à ses souhaits.

 


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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 18:09

 

 

cuminmy---Copie.PNG

 

 

Un parfum se répand dans ce coin très isolé,

Cet endroit secret où tout, lentement, se décide

Inondé de lumières à la douceur parfois acide

Dans ses compositions, ses mélanges inventés.

 

Une prise de tête fait tomber nez à nez

Ces chercheurs, inventeurs de substances,

D'effluves modelées souvent par chance

 En remettant toujours leur ouvrage sur le métier.

 

Senteurs de fleurs ou de fruits, ces "nez" experts

Les analysent, les comparent longuement

Dans des fioles transparentes tenues dans des gants

De laboratoire stérilisés, suspendues dans le temps.

 

L'équipe est en effervescence, cherche ce piquant

Pour insuffler une attirance animale,

Recomposer un parfum "très mâle"

A faire tomber la gent féminine, en un instant.

 

Une idée nouvelle germe, faite de trouvailles

Empruntées aux animaux multiples,

La création suit un chemin fait de périples

Qui la conduit au hérisson comme cobaye.

 

Des pics son écrasés pour former une poudre,

Un ingrédient nouveau, qui se rajoute, complète

Cette panoplie d'une douce senteur extraite,

Incidemment sortie d'un moulin à moudre.

 

De l'eau de rose et de cette pâte est né

Cette pure inventon parfumée, sélect,

Ce nectar en tout point inégalé, perfect,

Le "nezrhisson", révélation de l'été.


 

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 14:20

 

 

IMGP1922---Copie.JPG

 

 

C'est une ménagerie, au nez et à la barbe,

A l'insu, qui se monte allégrement

Derrière ces barrières hérissées de dents,

De pointes qui protègent, au parfum de rhubarbe.

 

Toute une campagne qui s'éveille, au fil du bruit,

Du son de ces casseroles où cuit le riz,

A la douce senteur qui ne laissent pas indécis

Ces "Nezrhissons" sortis à la fin de la nuit.

 

Leur passage est flagrant, au gré des trous

Laissés ça et là dans les champs,

Les rizières environnantes où d'étonnants

Animaux jouent aux taupes, jaloux.

 

C'est une colonie qui s'approche et investit

Ces lieux nouveaux, habités, intéressants,

Sortes de gardes-manger intermittents

Où leur faim s'exprime par des cris.

 

Ces appels insistants trouvent en barrage

Cette jeune fermière bien peu impressionnée

Qui leur envoie son message qu'elle a dicté

A ses "Zenrhissons" doux comme des images.

 

D'un calme à toute épreuve, ceux-ci imposent

Leurs masses nonchalantes, très "zen"

Quelquefois hérissés, coiffés à la "hyène"

S'arment de patience jusqu'à l'hypnose.

 

Deux types de "rhissons" s'opposent ainsi

Les "Nez" et les "Zen" d'humeurs contrastées

Font tout pour qu'un terrain d'entente soit trouvé

Partagent en cousins un plat de spaghettis.


 

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 10:02

 

 

Ce vampire a pris un coup de vieux,

Il fête ses deux cents ans ce soir,

Une ride de plus au fil de son rasoir

En découpe de chair va faire des envieux.

 

Chaque décennie apporte sa fantaisie

Tirée au sort par une assemblée sénile

Qui aime interpréter les signes côté pile

De ces pièces disparates lancées à l'envie.

 

Le hasard décide et le dirige,

Le met sur des rails d'un train pressé

Qui connaît la musique sans vraiment s'attarder

Au pied de ces murs sanglants qu'il érige.

 

Sans demi-mesure le souhaite-t-il,

Cet anniv' le range dans une catégorie

Plus qu'honorable de "Maître Satisfecit"

Eloquent, au gré de ses paroles qui défilent.

 

Des dés joueurs sont aussi projetés, brûlants

De cette fougue qui surtout le marque

En caractères rouges du trait de ce monarque

Qu'il souhaite devenir au dam des plus grands.

 

Les jeux sont faits, les résultats arrivent

Décryptés par des oracles anciens,

S'appliquent à l'instant, la décision survient,

Ce sera le retour à une vie humaine progressive.


 

 

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 21:40

 

 

IMGP1915---Copie.JPG

 

 

Sa famille élague depuis toujours

Ces arbres alignés qui font leur fierté,

De nature joyeuse aime son métier

Arboricole, Clara y joue des tours.

 

Ce qui la branche ? les défis artistiques,

La symétrie poussée à l'extrême,

D'une manière très ordonnée, quand bien même

La Nature cultive ce côté rustique.

 

Elle fait à son idée, Clara innove,

Les pieds sur cette échelle de pompier fulmine,

Les mains en l'air, de sa hauteur culmine

Très haut, dans les sphères se sauve.

 

Au fil des branches, cette adepte y voit bien mieux

A ainsi clairsemer les feuillages touffus,

A aussi quelquefois manger les fruits pendus

En nombre, pas défendus si près des cieux.

 

Avec sa "Claribranche", cette serpette aiguisée,

Elle fait du bon boulot, coupe net

Invente des chemins bien loin d'Internet

Et de ce virtuel ainsi concurrencé.

 

La réalité prédomine, la fait respirer autrement

A pleins poumons cet air de liberté,

En pleine recherche de son identité

Qu'elle signe d'un chef-d'oeuvre éblouissant. 


 

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  • : Le blog de Topirate
  • Le blog de Topirate
  • : Mon Blog s'écrit en poésies, les thèmes abordés sont très variés (l'univers vampirique prédomine cependant) et toujours relatés avec une pointe d'humour, quand le sujet le permet. Pirate au grand coeur, conteur et raconteur d'histoires, mon autre grande passion est le dessin, surtout les portraits féminins. Divers articles ponctuels et photos sur le sport ou la vie courante complète ce blog, qui, je l'espère vous plaira.
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