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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 23:06

 

Quelle drôle d'idée !

Avoir le tête ailleurs... se partager ainsi sans créer l'illusion, une magie de mots servis en dérision par pensées envolées dans un espace autre, surtout sans prise de tête, sans en faire un fromage (de tête...) non plus.

Des têtes à têtes en présences fantômes, comme une absence injustifiée qui laisse le dialogue à la traîne et le saupoudre du vague à l'âme, qui, elle, prend la poudre d'escampette.

Mais, tout dépend de la dose et de l'éloignement réel. Une poudre aux yeux subtile qui donne le change sans rajouter de couche et sans prix à payer, sauf celui de l'évasion.

Perdre la tête ainsi pour son plus grand bien, parfois, à prendre le chemin de l'imaginaire. Se défaire à profusion et revenir à la réalité au moindre signal, sans avoir aucune dent contre personne, sans brossage, en électron libre, quitte à recevoir la foudre d'un regard qui capte l'absence. Ce vide sidéral empreint d'étoiles et de planètes surprises où la vie se réinvente ailleurs, aspire tout...

Même au repos d'une activité qui se divise et laisse un corps perdu sans GPS, ni direction assistée. Une conduite dépourvue d'attention, tant elle est perdue dans un nuage, pas de poussière car trop lente, mais de réflexion, mais pas reluisante quelquefois quand le coup de pompe survient, sans gonflage excessif.

Il faut reprendre la balle au bond et recoller les morceaux, rassembler ses idées et revenir, les pieds sur terre et la tête sur les épaules.

Une drôle d'idée, en effet !


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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 21:55


Vaste domaine que la forêt, les sous-bois, mais on  s'y perd un peu, même beaucoup. Le loup a toujours fait peur à l'homme, mais qui a le plus peur des deux ?

La question est aussi : Qui est le plus grand des prédateurs? A cette question me reviennent toujours en tête ces images de chasse par hélicoptère, à une certaine époque maintenant révolue, dans les vastes étendues neigeuses du Canada...

"Crier au loup", c'est bien, mais on ne fera jamais mieux que lui. Hurlement glacial au clair de lune, image d'Epinal pour un canidé aux dents longues qui a inspiré bien des récits.
Non, le loup n'y est pas souvent, même s'il fait sa réapparaition dans quelques endroits montagneux, alpâges au goût de brebis, proies savoureuses, mets délicats. Une protection animalière qui ne fait pas que des heureux, les bergers vous en diront quelque chose...

On pourrait tout aussi bien dire, "Lynx, y es-tu?" ou "Ours, y es-tu?" puisqu'ils ont aussi reçus leurs sauf-conduits pour une reconquête de leurs territoires perdus (Vosges et Pyrénées). Pas d'un" monde perdu" du style Jurassic Park, du moins je l'espère car nous serions bien embêté d'accueillir à nouveau ces espèces disparues d'une dimension si imposante qui nous mettraient à l'étroit sur notre planète, sinon en danger.

Mais je m'égare sûrement... quoi que... le clônage semble être du goût des chercheurs et un de leurs rêves les plus anciens. Ils en ont déjà réalisé d'ailleurs des clônes, sur des espèces vivantes du style bovins ou ovins. Mais jamais sur des espèces disparues, mais l'idée trotte... elle trotte tellement que des chercheurs japonais s'y essaient après avoir récupéré de l'ADN de Mammouth congelé en provenance de Sibérie. Le projet semble être lancé, et la "progéniture préhistorique résuscitée" pourrait être portée par une éléphante, en cas de réussite. A suivre donc...

Il y aura toujours à redire, de toute façon, à toute action entreprise. Nous sommes déjà 7 milliards sur terre et 232 000 habitants de plus, chaque jour sur la planète.

Nous n'arrivons déjà pas à nourrir tout le monde (nous serons 9 milliards en 2050), et si en plus nous allons réveiller des espèces qui dorment par défi scientifique...Mais peut-être est-ce une astuce qui nous dépasse ? pourquoi ne pas imaginer un Tyrannosaure Rex, un tigre aux dents de sabre ou quelques autres prédateurs poids lourds nous faisant ainsi la chasse, ou à l'inverse un steak de Mammouth ou de T Rex ?

Tout n'est qu'une question d'équilibre après tout entre la vie (la survie aussi) et la mort pourtant inéluctable...

Mais 2012 vient à peine de commencer, que l'on parle déjà du 21 décembre 2012, qui serait un jour néfaste pour notre monde...alors...

"Crier au loup" paraît si dérisoire tout à coup, mais c'est vrai que cette expression a tout de l'intox. A force d'en parler on n'y croit plus trop, mais on ne peut empêcher l'imagination de gambader, comme la nostalgie d'une histoire ou plutôt d'une préhistoire que notre espèce n'a pas connue et prête à tout pour s'inventer une posthistoire bien de chez nous, à coup de recherches très poussées...

Les loups, les lynx et les ours y sont pour l'instant, confinés dans un espace qui se restreint. Les espèces disparues, peut-être réapparues, n'y sont pas encore ou n'y seront pas. Intox ?

A vous de voir...

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 11:00

 

            Une course contre la montre à ne jamais gagner, une opposition perdue d'avance qui toujours oppresse avec précipitation. Sous la pluie, cette course s'essaie, s'invente un alibi, passe à travers les gouttes. En sueurs froides dans le dos, à trembler, sans prendre son temps. Invisible, sauf à observer le cadran qui tourne. Ce défilement instantané fixe l'inquiétude d'un regard qui assaille, ne sachant où regarder. Pas le temps ! 

 

       Vite, il faut prendre la route, se constituer une avance. Retarder ce concurrent imprévisible qui doit bien s'amuser à créer des doutes, des absences, des ralentissements même. C'est lui le maître du jeu, le maître du temps de jeu aussi....En montre à gousset se suspend en chaîne, enchaîne, met une distance de sécurité sans risque de perdre, de se perdre sans doute... Pas d'éguille dans une botte de foin, deux éguilles au compteur seulement, de secondes en minutes avancent en rythme, en cadence infernale à ne pas arrêter.

 

       Machine contre muscle, horlogerie géniale qui essaie d'apprivoiser un monde invisible qui nous gouverne, nous fait vieillir aussi...Avec le secret espoir, quelquefois, de remonter le temps, repartir à zéro et remettre les pendules à l'heure. Montre du regard certains signes avant coureur, prémonitoires, qui annoncent la couleur, de temps en temps, suivant les saisons. Assaisonnés d'éléments qui perturbent et font pencher la balance. En toute liberté, sans trop d'équité, c'est une question de poids, lourds ou plumes, par catégories.

 

        Chaque élément a son importance et sa prise de risque, en vitesse  :

      -   de la pluie pour de l'aqua planning,

      -   du vent pour planer sans planning cette fois,

      -   de la neige en tempête sans s'emporter à ski à fond la caisse,

      -   de la glace pour glisser en vitesse, en patins pour éviter la bise,

     -    un tremblement de terre pour ébranler les certitudes et s'engouffrer dans les failles,

      -   une tornade pour prendre de la hauteur en tourbillons et survoler la situation,

    -   un tsunami pour rester dans le vague... à  l'âme sur fond de lames qui avancent vers l'intérieur par rouleaux, c'est fort !

      -  Quant au cyclone, il cumule les éléments et emporte la mise dans les cases, innove en battant des records et en un temps périt.

 

          Même les intempéries essaient de ralentir ces moments qui passent, en faisant tomber des cordes. Des liens pour retenir le temps, à se raccrocher, se décrocher de l'avancée des jours. Déjouer l'insistance à vieillir, en oubliant par l'action, que la nuit rappelle pourtant sans cesse du crépuscule à l'aube.

 

        La course redémarre avec le jour, après l'oubli d'un sommeil réparateur, effaceur de temps. Stoppée par la fatigue nocturne, incontournable, imposée à notre corps défendant, cet élan reprend vie seulement si on le souhaite, si on y pense j'ose dire...

 

       Nous sommes, tout compte fait, aussi les maîtres de notre temps et de l'importance que nous y accordons.

 

 

 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 17:40

 

     Les marrons grillés, c'est tellement bon qu'on est prêt à toutes les folies pour en manger. Et tirer les marrons du feu, c'est mieux que de prendre une châtaigne et beaucoup moins douloureux. A part, si trop impatient, on essaie de se servir sans précautions, sans prendre de gants au risque d'être malpoli.

     Et pourtant, le marron est bien une chataîgne, c'est ce qui le rend comestible. La chair de son bogue est entière (sans bug) et plus savoureuse que le poisson du même nom. C'est aussi un peu profiter d'un moment  privilégié quand tout arrive à point et que l'instant s'y prête.

     Une dégustation d'hiver qui se décline au chaud, ou froid d'ailleurs et même glacé.

     Mais comment connaître la cuisson, l'instant opportun ? Par l'entaille bien sûr, l'ouverture pratiquée au couteau qui évite l'explosion. Une soupape de sécurité en quelque sorte, que les  graines de maïs n'ont pas la chance de connaître, habituées qu'elles sont aux explosions en séries. Leur image est écornée, laisse la place à des figures inventées aux Stars de la Pop dont le son musical est explosif.

      En prendre de la graine, sans enveloppe ni cachet et pour tout public, est très sain. Mais si les Pop cornent, c'est que rien n'avance et que les embouteillages pointent au feu vert. Mais aussi, si c'est vert ce n'est pas mûr et il ne faut pas se montrer trop impatient. Entre temps, les graines ne sont jamais vertes, à part peut-être les lentilles du Puy. Pas du Puits, sinon elles pourriraient car trop d'eau est néfaste.

      Sans faste et dans l'oubli, comme moi avec les marrons que j'occulte, sans aucun pouvoir, comme par magie, sans enchantement, j'en ai même honte. Merlin ferait mieux c'est sûr et tout serait prêt en un tour de mains. Même demain, je serait preneur c'est toujours un gain de temps. Tant pis, je me raisonne mais il est très tard et le four a fait son oeuvre...qui n'a rien d'artistique.

    Si au moins il s'agissait de crème, le brûlé ne gênerait pas. Mais j'en suis au stade supérieur, c'est plutôt du carbonisé qui se présente à moi. Pas du carbone 14, je ne suis pas archéologue, ni chercheur. Je n'en ai pas la mine, d'hors et déjà. Mais je fais mine de ne pas voir les dégâts, désolé ! Je tire les marrons du feu, et suis au four et au moulin, avant, que je n'ouvre la fenêtre sans inspiration sinon je m'étoufferais.
      Je ne veux pas dire par là que je manque d'esprit créatif, mais je voulais tellement un simple moment récréatif et au bout du compte, je n'en tire aucun profit. J'ai payé argent comptant mon goût pour l'écriture à défaut de déguster mes marrons.

     Au bout du compte c'est bien moi qui suis "marron", roulé dans la farine avec mon sentiment de frustation et ma carence dans la gestion de mon temps, qui fait bien vite perdre la tête d'un peloton qui s'annonçait bien. Celui-ci a bifurqué vers un autre chemin...Mais je vous rassure, il ne mène pas à Rome, tout juste au Rhum pour une route entre ciel et mer. Mais je vous mène en bateau, je les déguste bien mes marrons à la chair savoureuse que mes yeux "noisettes" contemplent avec plaisir. Une pâte à tartiner ne serait pas pour me déplaire et compléterait bien ce tableau

        Il est temps maintenant de tirer la couverture à soi, enfin à moi ! A part si elle est en soie bien sûr, c'est fin la soie, une fin en soi. Je recommencerai, c'est sûr...
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 07:12

      Une poule sur un mur, quoi de plus incongru, sachant que ce volatile, n'a de vol que la syllabe et ne pourra jamais tirer son épingle du jeu dans le domaine aérien. Peut-être, n'a-t-il de volatile que l'odeur qui s'envolera ainsi ?

     Mais tout dépend du mur, c'est vrai,.. Par définition, un mur est lisse et droit, c'est de la palisse (je n'ai pas dit "palissade"). Monté au fil à plomb, il se dresse tout seul, fait bloc et dénote (pas Death Note, c'est un Manga) dans la campagne. C'est en béton (plutôt embêtant), ça dénature. Nous parlerons donc plutôt de muret, un bon vieux muret en pierres anciennes et pourquoi pas des restanques ?

     Reprenons donc, un poule sur un muret... C'est déjà mieux, pour la véracité des faits, mais il faut trouver une rime à manger, un aliment à picorer...Du blé cassé ! Oui, certainement, ça le fait, mais comment du blé peut-il atterrir sur un muret ?
     Les semences pardi ! l'agriculteur a un champ tout proche, il était en train de semer quand sa main a dérapé. Des bribes se sont échappées sur le muret grâce au vent, c'est tout bête. Mais vraiment, c'est intelligent une poule pour trouver du blé cassé sur un muret. C'est minuscule du blé, il faut l'avouer. On parle des carottes pour les lapins et leur acuité visuelle, que dire des poules alors ! Peut-être que l'on a mis le pain dur par ce que c'est plus nourrissant et surtout plus gros, pour cet oiseau qui serait donc myope ? Ou simplement parce que c'est un assisté en permanence, nourri par un aliment bien pratique et qu'on lui propose d'emblée (il y a aussi du blé, c'est vrai).

     Mais la poule, c'est aussi un classement, qu'on ne me dise pas le contraire, c'est du sport ! Par catégorie aussi,  labélisé, et faire le mur, c'est hors-la-loi. C'est pour cela que le mur ne va pas, et le muret n'est pas si crédible non plus, je dois bien le dire. Reste les restanques, peut-être...

      Une rime en anque qui se mange...pas forcément, ça peut être aussi un lieu. Une poule sur une restanque, qui picore dans les calanques...

      A mon avis, elle s'est échappée, et a pris des vacances. La fermière et le fermier ne la reverront plus. La poule l'a échappé belle ( oui, une belle échappée, et je ne parle pas de cyclisme, même si c'est du sport) et sans doute qu'elle changera son alimentation pour éviter de se faire repérer.

     Essayez d'attraper une poule vous verrez bien !
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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 23:20

Seul, abandonné de tout le genre humain....
Désolé, je m'égare.
Abandonné de toute la gente canine devrais-je dire...

Seul, mon fusil ne me délaisse pas, c'est un ami de toujours. Je l'emmène même en vacances...en photo.
La forêt, je connais, j'y vais tous les jours dans ma cabane en bois, pas à bois, ça me rappelle mon chien.
J'y attends, j'observe, je mots-croise (je crois) et m'octroie un repas sage à la texture tex-mex, un plat qui ne fait pas un pli.

Il est seulement 8 heures du mat, et je mate l'eau (c'est marin), l'étang est là, latent, tentant, tontaine (je m'égare encore une fois). Mon linge, je l'étends aussi car la pluie m'attend quand je viens ici, ou là, las quelquefois, ce n'est pas une chanson mais je connais la musique.
Surtout quand mon chien me jappe au nez, c'est du chinois. L'eau, riz, gants, il aime, renifle, machouille sa pizza paille et reste au rang. Mais cette fois-ci, il n'est pas là, préférant  le confort au réconfort à mes côtés.

Pour l'instant, j'attends, le gibier qui ne vient pas, pas des masses en tout cas. J'aimerais voir un Tétras Lyre, ce serait une curiosité, mais c'est une Caille qui s'invite, vient me tenir compagnie en plein froid de canard, près de mon lait caillé, qu'elle boit. J'arme, chasseur je suis, j'étais glacé, l'alarme à l'oeil et l'oiseau en mire, dans sa bulle.

Juste un clic, mais pas de grand choc, une belle claque pour un chasseur qui sait chasser. Les balles s'étaient fait la malle, chargeur vide dépourvu d'alimentation, pourtant prisée, mais sans prise, l'oiseau s'était envolé. Bredouille, sur le retour, je pensais à ce farceur qui m'avait amusé, dépossédé de mon atout en pleine partie, me laissant sans carte entre les mains. Un chasseur ne sait pas chasser sans son chien....

Même mon arme à feu m'avait abandonnée comme mon compagnon canin, qui lui avait certainement graissé la patte.
Je sais qu'il aime se coucher en chien de fusil, c'est tout dire...
Et son nom est ...Cartouche.




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  • : Mon Blog s'écrit en poésies, les thèmes abordés sont très variés (l'univers vampirique prédomine cependant) et toujours relatés avec une pointe d'humour, quand le sujet le permet. Pirate au grand coeur, conteur et raconteur d'histoires, mon autre grande passion est le dessin, surtout les portraits féminins. Divers articles ponctuels et photos sur le sport ou la vie courante complète ce blog, qui, je l'espère vous plaira.
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