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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 23:20

 

Aussitôt arrivés, aussitôt bien vite repérés

Par les guetteurs d'un camp romain le long des côtes,

Postés à l'affût, ne font rien d'autre

Qu'observer, signalent les nouvelles arrivées.

 

Justement, cette plage est une terre promise pour cet exilé

Qui respire à pleins poumons ce sable, cette iode

Pense au moyen le plus commode

Pour rejoindre rapidement sa douce contrée.

 

Son maquis natal l'appelle, ses montagnes aussi,

Manger du sanglier met l'eau à la bouche

De ces naufragés qui ne trouvent pas louche

Cette liberté d'action, n'en sont pas surpris.

 

Un groupe en chasse un autre sur cette mer d'huile

Où une barque romaine vient vite contrôler

Ce bateau qui à l'instant se trouve abandonné

De tout occupant, ne sont pas à l'abri d'une tuile.

 

Les légionnaires n'ont rien trouvé, s'en retournent

Bredouilles, un net soulagement pour eux,

Le ballet continue, des Pirates tout heureux

Regagnent leurs pénates, leur voyage ajournent.

 

Le veulent ainsi, mais leur joie est de courte durée,

Une drôle d'odeur se fait, en cale, insistante,

Celle d'un fromage, désagréable au possible, démente

Le Cap'tain par sa torche finit par tout faire exploser.

 


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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 19:52

 

Une main le retient de sauter d'un train en marche,

D'une vie sinistre qui ne lui convient pas, plus,

Il est désespéré de ces actions sans retenues

Ces homicides qui lui pèsent, il se sent lâche.

 

Un geste l'a rattrapé, c'est vrai cette fois-ci,

Une poigne étonnante qui l'a ensserrée

Dans un étau de fer, l'a vite ramené

A son semblant d'existence, n'a pas compris.

 

Comment, lui, un vampire, peut-il être sauvé ?

Cette question trotte dans son cerveau de glace,

Une seule à la fois, car il n'a pas la place

Pour plus d'interrogation, c'est une machine à tuer.

 

A tuer le temps souvent, en vampire journalier

Qui hait la lumière et les éblouissements,

Parfois lui font voir dans des rêves émouvants

Ces êtres qu'il a furtivement cotoyés.

 

La poigne recommence son oeuvre énergique,

Veut se faire comprendre, insiste,

Le secoue jusqu'à le faire trembler, résiste

A son fluide intense de vampire maléfique.

 

Un visage apparait pourtant, si proche,

Par ce portail ouvert sur un autre monde

Lui rappellant son dernier acte immonde,

Une victime l'a inondée de reproches.

 

Curieux, ce vampire craque une allumette

Fasciné par un regard plus qu'insistant,

Qui fond de se voir ainsi permanent

Dans le reflet de ses yeux devenus noisettes.

 

 

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 19:35

 

Son regard cherche mais ne trouve pas

Cette relique qui l'accompagne toujours,

En crise, elle le calme plus qu'à son tour,

S'applique par contact sur sa peau de soie.

 

Cette médaille à tête d'ange lui rappelle des souvenirs,

Ces temps heureux, ces temps bénis d'entre tous

Eloignés de la peur, il revoit cette frimousse

Qui l'apaisait, l'aidait à se retenir.

 

Une vision le transporte en des lieux incertains,

Des endroits où seule cette lumière brille

Dans un coffre aux trésors qui aussi fourmille

D'objets de délits, autant que de larcins.

 

Un vampire aux crocs d'or s'inonde de cette vue

De cette joie qui le plonge dans des trophées,

A le rendre riche comme Crésus ou Ptolémée,

Il se prend pour un Roi en grande tenue.

 

Les détails sont précis, sa perception s'affine,

Enfin, retrouve son dû par effets sensoriels,

Vampire aussi, il a ces étincelles

De génie, frotte une lampe alcaline.

 

La magie s'invite par trois voeux solennels

Font ainsi ramener son précieux talisman

Quant un butin disparaît, provoque le tourment

D'un voleur dépité qui se brûle les ailes.

 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 18:01

 

Une goutte de rosée l'a simplement touché

Un matin de pleine lune juste avant l'aube,

Un doux contact, une sensation qui l'enrobe

D'une fraîcheur qu'il ne connaissait plus l'été.

 

Le liquide cette fois-ci glisse dans son corps,

Se répand par son épaule, s'infiltre lentement,

Le laisse à genoux ses pensées en suspens,

Sa voix vampire exprime des remords.

 

Une seconde frappe, puis une troisième sèment

D'autres graines de vie qui le transperce,

Font évoluer son état qui se disperse,

Son visage se radoucit, efface un emblème.

 

Cette marque haineuse sur son front pâlit,

N'a plus aucune accroche sur cet être

Qui change, regarde le soleil naître

Sur cette ligne d'horizon qui l'éblouit.

 

Il est bien tard pour lui, ne peut bouger,

La chaleur s'empare de son énergie,

Ses bras se tendent comme incompris

De rayons lumineux millimétrés.

 

Le jour peut accomplir son acte peut-être,

Ou bien le regarder ainsi se débattre,

Lutter vainement contre ce futur miracle

D'une renaissance en courbettes.

 

Ses canines lui en tombent, ses cheveux aussi

Par flots, par touffes, comme une épuration

Le vampire n'est plus qu'une illusion,

Dans la tête et le corps s'est reconstruit.


       

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 07:00

 

 

La folie n'est pas que de ce monde, universelle

Elle a touché ce vampire qui ne demandait rien,

En plein coeur, l'a remplit d'un chagrin

Qu'il a du mal à contrôler, l'interpelle.

 

Une peine incompréhensible le laisse à plat

Loin de ses habitudes sanguines déclarées,

Des flèches d'amour l'ont ainsi figées

Dans une posture éteinte, sans éclat.

 

Ternes, ses pensées fuient cette douce illusion,

Il pleure pour ces sentiments qui l'envahissent,

Ne se sent pas à la hauteur, espère qu'un complice

Pourra l'aider, lui chuchoter des mots sans pression.

 

Encore faut-il qu'il puisse retrouver l'élue

Qui a pris bien vite la poudre d'escampette,

En le voyant surgir canines en tête

Et en mâchoires, avait le cri qui tue.

 

L'attirance du sang n'a pas gagné ce combat,

Un face à face emporté pour une fois par le bien

Qui a retenu la morsure mortelle d'un tout petit rien,

Un regard d'ange a encore fait des dégâts.

 

Ses yeux clairs ont percé l'abscès belliqueux

D'un vampire qui n'a pu accomplir son geste,

A vu fondre sa méchanceté et ses mains lestes

Effacées, au profit de sentiments amoureux.

 

 

 

 

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 17:35

 

Une lueur sanguine traverse la pleine lune,

Encore une nuit de tous les dangers !

Quelques loup-garous se sont mis à hurler

Pour marquer leur territoire nocturne.

 

Une frêle silhouette pourtant tente sa chance,

Ne déroge pas à son chemin habituel,

Se moque un peu du décor sombre et solennel

De ce lieu que beaucoup évitent par méfiance.

 

Le raccourci emprunte des chemins de traverse

Parsemés de bosquets, autant de pièges,

Mais peu importe tout ce manège,

Autour d'elle, son insouciance déverse.

 

Son regard est attiré par des bruissements,

Des loups monstrueux ne se font pas prier

Pour montrer les crocs, prêts à savourer

De la chair fraîche abondamment.

 

Peut-être est-elle myope, mais pas sourde

Elle se retourne, sourit sans peur,

Elle a des amis vampires, et même sa soeur

Fait partie de ce clan qui aime en découdre.

 

Une petite morsure l'a débarrassée d'une gêne,

De cette timidité maladive qui la dévorait,

Plus personne ne craint la nuit tombée,

Sa nouvelle aura est celle d'une Reine.

 

Les grognements cessent, les envies de repas aussi,

D'autres canines prennent la relève dans un souffle

Sensoriel et magique, un être s'emmitoufle

Dans un monde vampirique guidé par un esprit.


 

 

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 15:50

 

Un échiquier géant, en plein air, se moque

De ce temps qui dérape encore une fois,

Pourtant c'est l'hiver et bien sûr il fait froid,

La glace recouvre la surface en peau de phoque.

 

Les joueurs assidus sont là comme tous les jours

C'est leur passe-temps favori même les jours de tempête,

Leurs gestes sont immuables et savamment s'apprêtent

A dévoiler leur âme pour ce jeu, leur fol amour.

 

Ils se délectent déjà des tours à jouer,

Des embûches préparées en sournoiseries,

Mettent quelques appâts, des menus bien garnis

A faire baver l'adversaire plus que tenté.

 

Déplacer une pièce est tout un art

D'autant que ces objets pèsent une tonne,

Les mouvements sont lents, la précision étonne

Ces spectateurs gelés, en gradins pour la plupart.

 

Des braseros font danser les flammes en attendant

Que le jour se lève, que le long duel s'achève,

Les dernières pièces bougent, prennent vie, rêvent

En ombres chinoises de s'animer vraiment.

 

La foudre ne l'entend pas ainsi, la pluie accompagne

Un mouvement qui s'accélère, les pions se font petits,

Le Roi et la Reine ont commencé un net repli

Dans ce monde en noir et blanc, un pays sans cocagne.  



 

 

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 22:20

 

L'embarquement se fait par nuit intense

Pour ces voyageurs qui se veulent incognito,

Gagnent leurs cabines tout aussitôt

Car demain ils seront là-bas, déjà y pensent.

 

Une tête de mort flotte, de mauvaises idées aussi

Dans les cerveaux de rapaces habitués aux rapines,

Sont déjà prêts à attaquer mais un doute les mine

A la Vue des Gaulois, débarquent manu militari.

 

Le lendemain matin tout est calme à bord,

Trop calme, les passagers cherchent l'équipage

Qui est déjà très loin, peut-être parti à la nage

Heureusement le bateau n'a pas perdu le nord.

 

Un fromage corse ouvre l'appétit, la faim est là

Mais pas pour tout le monde, le parfum est puissant

 Et Laisse deux compères bien vite agonisants

Sur un coin de table, le moral au plus bas.

 

Pourtant, des senteurs nouvelles prennent le dessus,

Un visage s'éveille à la vie, reconnaît le thym,

Hume ces effluves de châtaignes qui le rendent certain

D'approcher de la Corse, il est enfin revenu !

 

Des plongeons se font entendre en cascade

"...tchitchix" prend les devants l'air réjoui,

S'émerveille de cette eau de pur paradis

Au goût d'oursin et langouste en régalade.


 




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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 20:14

 

Massilia s'ouvre bien vite à la petite troupe

Qui s'avance jusqu'au port, un ancien site,

Quelques joueurs aux "pieds tanqués" revisitent

Un jeu de boules hâchés d'accents qui s'entrecoupent.

 

Idéfix est tout heureux d'être du voyage

Dans les bras de cet allié qui le transporte

Vers ce lieu, une taverne, et sa cohorte

Disparate, des marins multi-usages.

 

Les amis se séparent, se reverront dans une heure,

Le temps pour "Ocatarinetta..." de trouver un bateau,

Discrètement scelle des contacts amicaux

En arrière-salle, un compatriote presque en pleure.

 

Presque, car l'accolade est solennelle, sans sourire

D'une culture particulière qui ne connaît pas l'exubérance,

Parlomba, l'épouse, ne dit mot, sait par avance

Que Caféolix son mari est un pince sans rire.

 

Vin et charcuteries corses sont bientôt servis

Afin de fêter ces retrouvailles fraternelles,

Des productions locales à petite échelle

Dont se régalent les gens de ce si beau pays.

 

Des pirates sont approchés, acceptent le défi

Les traversées pour eux n'ont pas de secret,

Ne connaissent au final jamais de difficulté

Pour se faufiler au travers des lignes ennemies. 

 

 

 

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 20:07

 

Fabriqué en ébène, ce pion de bois

A la tête dure, vient d'un autre âge,

Fait partie de ces pièces sans partage

Rabotées par un artisan d'autrefois.

 

Une estampille prône à sa base solide,

De ces marques indélébiles, inaltérables

Qui le classe dans une série très remarquable

Haut perchée, son avancée est rapide.

 

Lui seul de sa pure lignée a survécu

Au fil d'un progrès qui n'a pas que du bon,

Quelques fabriques l'ont rendu moribond

En préférant le plastique aux matières du cru.

 

Rentré dans le rang, ce rescapé agit incognito

Se retrouve en première ligne d'une équipe sans âme,

A trop se démener, il a perdu cette flamme      

Qui le pousse maintenant à se la jouer solo.


Sa vivacité est peu commune, force l'admiration

Des têtes pensantes qui lorgnent l'affrontement,

Un colosse rôde au fil des craquements

D'une armée disloquée, en décomposition. 

 

Le jour se lève sur une place abandonnée,

Un échiquier se referme, électronique,

La partie est finie au terme d'une cyclique

Edition, un pion solitaire a déjà gagné.

 

 

 

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  • : Le blog de Topirate
  • Le blog de Topirate
  • : Mon Blog s'écrit en poésies, les thèmes abordés sont très variés (l'univers vampirique prédomine cependant) et toujours relatés avec une pointe d'humour, quand le sujet le permet. Pirate au grand coeur, conteur et raconteur d'histoires, mon autre grande passion est le dessin, surtout les portraits féminins. Divers articles ponctuels et photos sur le sport ou la vie courante complète ce blog, qui, je l'espère vous plaira.
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