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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 21:23

 

C'était hier encore, un éternel recommencement

Qui s'inscrit dans la logique d'une vie qui défile,

Parfois la tentation de jouer côté pile

Parfois face à des situations qui virent au tourment.

 

Rien n'est jamais rose, pas de ligne lisse

Sur un horizon plutôt transversal,

Quelquefois des tumultes, un moindre mal

Quand tout s'apaise au parfum de mélisse.

 

Les communiqués se pressent mais pas pour moi,

L'importance est ailleurs dans un actualité

Qui lance des missiles en toute impunité,

Les moyens de se faire remarquer font la loi.

 

Moi qui aime le silence, le monde brûle

Ses ailes, mais je suis Verseau heureusement

Pour fêter ça, je m'arrose copieusement.

Au champagne, pour faire ma tête de mule.

 

Pour un jour, un monde sans frontières

Où des nombres choisis se bousculent,

Trente, soixante-deux, cinquante-cinq hurlent

Pour ne pas se laisser oublier à leur manière.

 

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 12:02

 

Le jour me laisse du temps pour essayer de trouver la paix

Intérieure, ma lente réflexion semble bien inutile,

Quand ma vie brisée revêt le linceul futile

D'un être absent en marge de la société.

 

Je ne me connais plus, d'ailleurs je ne me vois pas,

Les miroirs ne reflètent plus celui que j'étais,

Versions Automne, hiver, printemps, été,

Sans parler de collections, ma vie est un trépas.

 

Mes souvenirs filent dans le néant,

Je tente de figer ce que je peux sur papier

En dessin, par écrit, je vois si vite défiler

Des bribes inachevées tachées de sang.

 

Pas vampire pour rien, cette couleur m'habite

Pour l'éternité, camoufle tout le reste,

Badigeonne les traces, retourne la veste

D'un passé qui ne jamais s'invite.

 

Sauf à de rares exceptions quand l'émotion

Revient à la charge teintée d'une énergie

Qui me pilote, parfois à la merci

De sentiments ressurgis avec passion.

 

Les heures sont longues avant de nouveau

Repartir à la chasse la nuit tombée,

Nul ne résiste à l'appel de la forêt

Noire, un dessert parfait, à crocs.

 

 

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 13:35

 

Repars maintenant cela vaut mieux en tous les cas,

Te regarder m'attire toujours autant et c'est un supplice

De ne pouvoir te toucher, le moindre abysse

M'aspire dans une zone qui m'éloigne de toi.

 

Le jour m'est insupportable, la nuit me recouvre

De sa solitude empreinte de folie;

Mon apparence s'invente de nouveaux défis

A croquer, lentement mon appétit s'ouvre.

 

Je ne sais maintenant si elle me reconnaît;

Mon visage est anguleux, blanchi à la chaux,

Au regard sanguin qui prend de haut

Toutes les occasions de se faire remarquer.

 

J'espère ne pas la croiser maintenant, je prie

Pour que le mal qui m'envahit épargne la beauté

Que j'aime à la folie, toujours, émerveillé

De l'observer vivre, je l'envie.

 

Le mal progresse, me vampirise plus,

Mes morsures se réveillent pour estomper

Mon humanité prête à sombrer,

Je résiste tant que je peux sans m'avouer vaincu.

 

Cette nuit j'observe la pleine lune et mon esprit

Plein d'images étoilées se souvient

Des temps joyeux, mais maintenant mon destin

Prend un chemin plus sombre, me détruit.

 

 

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 19:07

 

Pas facile pour lui de se faire oublier,

Il est imposant, ne passe pas inaperçu

Mais n'aime pas jouer au m'as-tu-vu

Quand des bandes rôdent en apnée.

 

Pas juvénile, il a tout de l'ancien baroudeur,

Bulle souvent au fond de l'eau profonde,

Pas qu'il soit paresseux, mais le monde

L'ennuie, le contact lui fait peur.

 

Une étiquette est plantée dans son dos,

L'inscription M.E.C. le marque à vie,

Mérou En Cavale, voilà c'est dit,

La fuite en avant pour seul credo.

 

Un hameçon surprise l'invite à déguster

Ce vert luisant qui gigote bien trop,

Mais appétissant, en bon asticot

Change de couleur pour impressionner.

 

Le Mérou cache son jeu, surtout teste

Sa renommée, approche avec bonhomie,

Il est interpellé, reste très surpris

De ce repas offert en fin de sieste.

 

Ses nageoires fendent l'eau, aussi le fil tendu

Qui pêche par sa transparence,

Abandonne sa proie, une ultime chance

Pour lui de fuir ce plaisir défendu.

 

 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 22:23

 

Il pourrait être assouplissant en se la jouant moderne,

Mais son ère flirte avec la Rome antique, la marque

D'une époque révolue, tout comme le fin Plutarque

Philosophe à ses heures bien avant jules Verne.

 

Romancier, pas vraiment quand même le Pline,

Plus versé dans l'encyclopédie naturelle,

Ses versions à rallonge sont écrites à la pelle,

Pioche volontiers dans ses études, parfois décline.

 

Il a plus d'une flèche à son arc, un signe

Pas très indien mais plutôt proche de Platon,

Du moins par la pensée fait des sélections,

Avec application patiemment la consigne.

 

Son analyse est faîte de longues observations,

Sa science Innée engendre ainsi l'écriture

D'histoires souvent plus vraies que nature;

Quand la vérité se veut en immersion.

 

Pas comme le Vésuve si près de Pompéi,

Par son fleuve brûlant irrite ses versants,

S'approche très vite, devient très menaçant

Jusqu'à l'ensevelir et lui ôter la vie.

 

 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 10:21

 

Une vie s'est perdue, aussi son âme sensible

Au détour d'un chemin semé de solitude,

A force de tournoyer en haute altitude

La magie a opéré en version nuisible.

 

Un corps s'est figé en position éteinte,

Laissé là au terme d'une vile rencontre

Surnaturelle, a surtout joué la montre

En sous-entendu, sa noirceur est feinte.

 

Enfin, le croit-il quand son regard s'éveille

Au monde environnant rayonnant de clarté

Son sourire en dit long sur la complexité

D'un organisme plombé par le sommeil.

 

Un sixième sens a pris le relais, remet en route,

Quelques circuits, du moins en apparence,

Le choc s'est éloigné, une pure délivrance

A savourer simplement loin des doutes.

 

Mais la chaleur devient vite une gêne,

Quand un brin de soleil vient à effleurer 

Sa peau si blanche qui ne peut se hâler,

Sans souffrir un martyr alimenté de peine.

 

Ses cheveux ont poussé dans la nuit aussi,

Comme ses gencives et ses ongles devenus pointus,

Sa force semble inhumaine, à tous points de vue

Un vampire a pris possession de son être, à sa merci.

 

 

 

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 11:38

 

La banquise a des coups de chaleur,

Craque pour des horizons lointains,

Rêve de voyager mais c'est certain

Avec détachement, le réchauffement fait peur.

 

La nappe phréatique puise dans ses réserves

Alimente les champs, question de culture,

Mais pourtant le sol n'a plus si fière allure

Quand il s'effondre, le mal récidive.

 

Mine de rien, les noires galeries rongent

Les sous-sols en recherche de solutions,

Quand le poids est trop lourd, quelques maisons

Disparaissent à jamais, au fond plongent.

 

Un fleuve venu du centre de la terre

Brûle de rencontrer enfin la surface,

Ne crache pas sur une rencontre fugace,

Sa lave rougit, coule lentement du cratère.

 

Ami ? pas trop ! il aspire souvent les flots

Avant de revenir soudain en force,

Sans prévenir, son avancée se veut véloce.

Le Tsunami est un très triste fléau.

 

La vie est si fragile, c'est une évidence !

Elle est bien petite face à l'immensité

D'un nature pas morte mais blessée, à préserver,

Nous le pourrons avec un peu de chance.

 

 

 

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 09:40

 

Un arbre se déploit, s'emploit à prendre de l'importance

Jusqu'à envahir l'espace de toute sa masse

Rien ne lui résiste, n'est pas là pour faire l'impasse

Sur son désir d'évoluer au gré de sa mouvance.

 

Mais il aspire à autre chose, à plus de liberté

Depuis qu'il a vu quelques Hobbits monter sur lui,

Se déplacer sur ses branches, en appuis,

Il est las de ces pieds de nez.

 

Il le sait bien, sa masse est un fardeau

Comme ses racines à essayer de déployer,

Mais aller de l'avant est le but recherché,

Prendre ses jambes à son cou, plutôt !

 

Ses branches se courbent au gré des rafales

De vent, une bonne occasion de se rapprocher

De son assise majestueuse parfois emmêlée

Dans des méandres insensées, maximales.

 

S'extirper n'est pas aisé, de ce sol qui le fige

Mais maintenant agrippe le sol, enfonce

Ses griffes de bois provoquant des semonces,

Ce tremblement de terre jamais ne l'afflige.

 

Sa ténacité paie, le récompense au-delà

De ses espoirs souhaités les plus fous,

Des échasses lui poussent, il marche debout

En éclaireur d'un peuple nouveau format.

 

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 21:43

 

Un musicien surgit d'un lointain passé,

Dénote, bien éloigné d'une brutale modernité

Qui n'a que faire d'un sentiment d'éternité,

S'échappe par les cordes de son violon rubis.

 

Ses yeux sont fermés, comme pour mieux contenir

Cette émotion grandissante puisée au plus profond

De son être fragile qui se croyait plus que moribond;

Sa tenue debout le fait soudain rebondir.

 

 Son archer dirige la manoeuvre avec délicatesse,

Par vibrations fait s'élever des notes d'un autre âge

Jouées avec passion, évite les dérapages.

Sa musique intimiste est teintée de noblesse.

 

Un nuage bientôt apparaît, plane grandement

Comme pour écouter l'atmosphère ambiante,

Quelques halos s'approchent, tentent

De s'approprier les millésimes intensément.

 

Une pluie d'éclairs intègre cette douce partie

Qu'un orchestre accompagne allégrement,

Une effigie s'impose, monte au firmament

Un ballet sonore aux élans d'hallali

 

 

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 16:37

 

Encore un jour de plus à attendre et peut-être je saurai

Si la vie prends une autre tournure, bien plus sauvage,

Aléatoire, teintée de rouge ouverte à un soudain carnage

Au gré des envies les plus primaires, oubliant la vérité;

 

Une âme se perd sans le savoir au fil des minutes,

Des signes ne trompent pas, les gestes se saccadent,

Prennent le pas sur une vie qui tombe en rade,

Des gouttes de sueurs perlent, mes yeux scrutent.

 

La nuit m'attire dans le traquenard d'un autre monde,

Loin de la douce lumière, d'un soleil souvent béni

Qui réchauffait mon corps bien moins meurtri

Que mes pensées traversées par des ondes.

 

Je marche au radar depuis cette triste morsure

Qui a entamé mon cou un soir de pleine lune,

Un calme étrange avait suivi marqué par une

Tranche de sommeil dans un éternel murmure.

 

Le réveil fut brutal jusqu'à cet instant où la conscience

A repris le dessus, mais rien n'était plus pareil,

Bizarrement mes sens bien plus en éveil

Recherchaient des réponses avec un peu de chance.

 

Le miroir devient flou​​​​​​​, accessoire inutile d'un humain

Amené à disparaître pour rejoindre le clan vampire,

Bien loin maintenant l'idée de juste rire,

Quand l'appétit vient en buvant du sang enfin. 

 

 

 

 

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  • : Le blog de Topirate
  • Le blog de Topirate
  • : Mon Blog s'écrit en poésies, les thèmes abordés sont très variés (l'univers vampirique prédomine cependant) et toujours relatés avec une pointe d'humour, quand le sujet le permet. Pirate au grand coeur, conteur et raconteur d'histoires, mon autre grande passion est le dessin, surtout les portraits féminins. Divers articles ponctuels et photos sur le sport ou la vie courante complète ce blog, qui, je l'espère vous plaira.
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